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Des tensions au conseil municipal de Montpellier concernant le jumelage avec Tibériade en Israël

Publié le 27 juin 2025 · par aefmontpellier

Des tensions au conseil municipal de Montpellier concernant le jumelage avec Tibériade en Israël

Le conseil municipal de Montpellier a récemment été le théâtre de discussions animées sur l’avenir du jumelage de la ville avec Tibériade, une ville israélienne. Le débat a été provoqué par une proposition de la Mupes visant à suspendre cette relation, ce qui a suscité des réactions variées au sein de la majorité municipale. Finalement, une proposition alternative pour la paix au Proche-Orient a été adoptée à l’unanimité.

Un jumelage historique traversant une crise

Le jumelage entre Montpellier et Tibériade a commencé il y a 42 ans, un partenariat qui semblait autrefois solide, mais qui rencontre aujourd’hui des difficultés. La dernière visite notable remonte à deux ans, lorsque le maire de Tibériade s’est rendu à Montpellier pour la Journée de Jérusalem. Toutefois, les tensions exacerbées par la dénonciation par la majorité municipale des « crimes de guerre commis à Gaza » ont rendu improbable tout contact immédiat à l’avenir.

La proposition controversée de la Mupes

Alenka Doulain, au nom de la Mupes, a présenté un vœu en faveur de la suspension du jumelage, affirmant que « la neutralité devient complicité » face aux souffrances du peuple palestinien. Traité par l’Organisation des Nations Unies comme un génocide, ce massacre exigeait, selon elle, une réponse claire de la part de la municipalité. Ce vœu n’a cependant obtenu que six voix en sa faveur.

La position de la majorité municipale et un nouvel appel à la paix

Michaël Delafosse, maire de Montpellier, s’est fermement opposé à la suspension des relations avec Tibériade. Selon lui, « les peuples ne sont pas leurs dirigeants ». Il a souligné l’importance de maintenir des canaux de dialogue, même avec des pays où la situation politique est conflictuelle, citant les collaborations actuelles de Montpellier avec des villes comme Chengdu et Louisville.

À la suite du rejet de la proposition de la Mupes, Julie Frêche a lu un vœu appelant à « la paix et le respect du droit international au Proche-Orient », condamnant toute forme de violence contre les civils, tant du côté israélien que côté palestinien. Cette approche a réussi à réunir un soutien unanime.

Réactions et critiques

Les discussions ne se sont pas apaisées pour autant. Coralie Mantion a critiqué le vœu majoritaire, affirmant qu’il établissait un parallèle maladroit entre un attentat terroriste et l’épuration ethnique présumée par Israël. Elle a dénoncé l’absence des termes islamophobie et génocide dans le débat, qu’elle considère essentiels.

Face aux vives réactions, le maire s’est aussi inquiété de la menace de ce conflit sur la cohésion sociale au sein de la ville, réitérant son soutien aux victimes d’actes de provocation, comme l’illustre la polémique autour d’une banderole controversée du BDS (consultez l’article en lien pour plus d’informations : Une banderole controversée à Montpellier).

Des actions futures et des initiatives individuelles

Insatisfaite de l’issue du vote, Alenka Doulain a lancé une pétition en ligne sur qomon.org. L’objectif de cette pétition est de rassembler 8 500 signatures de Montpelliérains pour soutenir la suspension du jumelage avec Tibériade. Cette initiative montre que les tensions autour de cette question sont loin d’être résolues et que le débat pourrait se poursuivre à Montpellier.